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Un truc un peu SOMMAIRE…

Pense-bête du jour

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22/07/2013

Gloria déménage !!!

Gloria déménage !!! damien_hirsch-300x244

Damien Hirst, For the Love of God, 2007

Bonsoir à tous,

J’ai le plaisir d’annoncer aux personnes qui me suivent régulièrement depuis une semaine que Gloria Bracken déménage déjà pour une « ++++ grande maison ».

Sur ce nouveau site, vous retrouverez mes précédents textes, mes fautes d’orthographe légendaires ainsi que de nouveaux textes et rubriques qui viendront s’ajouter prochainement.

J’espère que le nouveau design vous plaira… j’en avait déjà marre du rose !

à très bientôt j’espère et n’hésitez pas à me donner vos impressions qui me seront très précieuses pour avancer.

-> Voici la nouvelle adresse : http://gloriabracken.canalblog.com/

 

Par Gloria Bracken le 22 juillet, 2013 dans Bâtard
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20/07/2013

Mais qui es-tu Jane Alexander ?

Mais qui es-tu Jane Alexander ? dans Art alexander02a-295x300

Jane Alexander ?

L’artiste sud-africaine Jane Alexander est née en 1959, à Johannesburg. Depuis les années 1980, la plasticienne développe un monde peuplé de créatures hybrides, étranges et inquiétantes. Au moyen d’installations sculpturales, de photographies et de photomontages, elle traite de la société sud-africaine, ante et postapartheid, de la violence de la ségrégation raciale et des conséquences sur les mentalités actuelles.

Alors qu’elle est encore étudiante à l’Université de Witwatersrand, Jane Alexander se fait remarquer avec une œuvre surprenante.

 dans Art

The Butcher Boys (1985-1996)

The Butcher Boys (1985-1996) représente trois personnages de sexe masculin, le corps blême presque cadavérique, assis sur un banc et orientés dans plusieurs directions. Une scène déshumanisée qui rappelle la situation de l’époque, durant laquelle les barrières raciales font rage.

————————————————

Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail de Jane Alexander, je vous recommande de lire l’article de Julie Crenn en suivant ce lien:

EXPLOSER LES DIFFÉRENCES. L’ART DE JANE ALEXANDER.

J’avoue sans honte, avoir rigoureusement copié sur elle pour ma brève… ;-)

Par Gloria Bracken le 20 juillet, 2013 dans Art
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Sage comme une idole

Sage comme une idole dans Société 01_alexander-300x202

© Jane Alexander

Le portillon de la villa s’ouvre dans un vertigo de bleu. Pas de grincements de gonds mais un geste si dynamique que même les lianes sarmenteuses des bougainvilliers se sont décollées par endroit.  Des talons martèlent les dalles du patio. Deux femmes se dirigent vers l’entrée. L’une d’elle a le souci du look et avance dissimulée derrière de larges lunettes de soleil aux verres fumés. Elle exhibe le modèle papillon, le must have rétro en 2011 et une note de bon goût à apporter à son style d’après la blogueuse Gina Von Tease. L’autre présente un visage nu mais le tempérament débridé que l’on pressent dès la première rencontre, les manières excentriques, la volonté subite et les désirs passagers de diva, lui confèrent une force et un charisme qui suffisent à l’habiller. La femme aux lunettes ne marche pas mais vole comme dispensée de toute matérialité. L’autre fait résonner de grosses jambes lourdes en criant perpétuellement.

L’organisateur du festival les accueille. Après de longues embrassades du bout des lèvres, il les invite à le suivre à l’intérieur de la véranda. Ce prolongement de la villa est une petite pièce à vivre remplie d’une vingtaine de variétés de plantes. Elle est gorgée de lumière et très agréable car les vitres sont recouvertes d’un filtre protecteur UV et l’air est brassé par de gros ventilateurs au plafond. La diva et son accompagnatrice s’y engouffre en tirant fort sur la porte-fenêtre. A peine sont-elles entrées que la pièce gagne en couleurs et luminosité. Les peaux sont sombres et contrastent avec une chevelure torsadée golden miel. La diva a la bouche purple dessinée au laser, le nez un peu épaté et les yeux du chat ganté d’Afrique. Elle porte une robe fuseau couleur rose bonbon qui lui comprime son corps très dense et lui dessine de nombreux plis et renflements. On ne distingue pas très bien le visage de la femme aux lunettes, ce qui n’est pas très important. La diva semble barboter dans son jus car de fines goûtes de sueur lui coulent du sommet de la tête. Apercevant la chargée de prod et sans prendre la peine de s’excuser pour le retard, elle s’enquiert aussitôt du nombre de tickets vendus et des noms des invités qui assisteront ce soir au concert. Quand elle s’exprime, elle prend le temps de bien rythmer son discours avec des accents toniques et des pauses au bon endroit. Elle possède aussi un timbre et une hauteur de voix masculine charmante qui neutralise le jugement d’autrui.

Aussitôt rassurée sur des questions d’ordre matériel, elle donne quelques poignées de main molles puis se meut jusqu’au fauteuil Brooklyn à roulettes qu’elle aperçoit au fond de la pièce. Elle prend ses aises en y enfonçant son gros corps. Ce Chesterfield en cuir brun est du meilleur effet, l’interview se déroulera finalement là. La diva réclame un thé citron avec du vrai fruit coupé en tranches fines et des brigadeiros ou des petits financiers. La femme aux lunettes se pose d’abord sur un accoudoir du Chesterfield mais elle est vite invitée à quitter les lieux. Elle se déplace vers une méridienne indonésienne en bois ancien, un peu plus loin dans la pièce. Le siège présente des motifs de coquillages saillants sur le dossier. On se demande d’ailleurs qu’elle niveau de souffrance cette femme est-elle capable d’apprécier tant il ne dispose d’aucun confort.

L’équipe s’affaire avec des gestes d’amateur pour réadapter la salle à ces derniers changements. Une caméra tombe dans cette lutte contre le temps. Les maquilleurs se hâtent aussi, l’ingénieur du son place les micros, le chef op se plaint d’être gêné par les filtres et demande à l’assistant de les virer. L’équipe se dispose en arc de cercle afin de débuter la pré-interview réclamée quelques semaines auparavant par la femme aux lunettes. Le journaliste désigné pour poser les questions, s’éclaircit la voix en répétant « LaBelle, bonjour…Labelle, BONJOUR… Salut Labelle… ». La rencontre commence une fois tout le monde en place.

_« LaBelle, tout d’abord merci d’avoir accepté cette rencontre avec Publicstar, la chaîne 100% actu people. Nous connaissons votre vie publique, celle que l’on voit dans les médias. En revanche, le public connaît très peu vos zones d’ombres… S’il vous plait LaBelle, racontez-nous votre premier moment d’émotion musical… » demande le journaliste.

La femme aux lunettes allongée sur la méridienne bouge un peu puis souffle de manière vive comme si la question l’ennuyait déjà. Cette intervention fournit néanmoins l’énergie motrice suffisante à l’autre pour commencer à répondre. Semblable à une machine qui se mettrait en marche, la diva s’ébroue un peu, feint la surprise au cas où le caméraman filmerait déjà puis raconte. Les mots sont précis, bien mastiqués, débités rapidement, ce qui témoigne d’une grande habitude et professionnalisme.

D’un geste sec, un mec de l’équipe éteint le feu sur la cuisinière et apporte du thé citron en sachet dans une grande tasse. Des amandes et du chocolat sur une petite assiette. La diva lui jette un regard noir. (Il est convenu que l’interview ne sera pas en directe et les questions ont été choisies d‘avance).

LaBelle évoque un voyage en Afrique du sud. Le chemin qu’elle avait parcouru à travers un paysage quasi désertique de montagnes et de plaines pour enfin découvrir une gigantesque formation rocheuse : l’amphithéâtre du Drakensberg qui offre du haut de sa falaise, un des panoramas les plus spectaculaires du monde.  Après des heures de route en jeep, son guide et elle s’étaient arrêtés pour faire une pause. Au moment où elle était sortie de la voiture, elle avait apprécié son plus beau moment musical…le silence.

La diva explore d’un regard faussement humide et d’un sourire mièvre le visage de ses interlocuteurs. Tous lui répondent en miroir un sourire comédien mais peinent à imaginer LaBelle revenir si facilement à une simple appréciation des beautés terrestres. Une diva vulnérable car sevrée de sa relationniste aux lunettes, subissant le climat plus que caniculaire de la route de Durban avec pour seul compagnon de route, ce guide étranger. Sans artifices, une femme sensible aux paysages sauvages peuplés d’animaux dangereux… Cette confession quoique un peu énigmatique était de l’insolite en barre. A son écoute, le producteur en était sorti de derrière le ficus robusta et exhibait son plus beau sourire Signal, son stylo MontRouge au bec. Il sentait que cette révélation allait faire gonfler l’audience. «Ah ! Comme il avait bien fait d’embaucher le p’tit journaliste» devait-il penser.

Celui-là même, ragaillardi, embraya sur une autre question ouverte.

_« LaBelle, vous présenterez ce soir certains morceaux inédits de votre dernier album Nature sorti chez NEUS, nous allons donc vous poser une question sur le thème « l’animal que donc je suis ». Dites-nous qu’elle animal vous souhaiteriez être? »

La diva glousse un peu et répond qu’elle serait certainement un paon pour sa beauté généreuse. L’autre aux lunettes ricane derrière et l’interrompt en disant qu’elle la verrait plutôt en grosse chouette noire. La diva la fusille du regard et lui demande de sortir fumer une clope. Elle s’exécute, la queue entre les jambes. L’interview reprend.

Un individu vient à l’instant de pousser la porte du portillon bleu de la villa. Le mec du thé, Rémi le stagiaire, l’a aperçu et donne l’alerte de sa petite voix mielleuse. L’homme venant d’arriver est mince, très grand mais vouté au niveau des épaules. Il se tient d’une façon curieuse, la tête ramenée vers le torse. Il a les cheveux et la barbe rasés de près et porte un maillot jaune poussin (rien d’autre). A son cou, scintille une chaine en or blanc. La diva s’arrête une fois encore de répondre au journaliste et sort son éventail qu’elle agite nerveusement. Elle avait été claire, elle ne signerait pas d’autographe avant le concert et encore moins à ce pauvre type qui venait de débarquer comme une irruption d’eaux toxiques. Ce n’était pas prévu dans son contrat. L’homme transporte un berceau vide qu’il a laissé au niveau du portillon. Il a l’air égaré et marche pieds nus dans la direction de la véranda comme s’il se trouvait sur du sable chaud. Toute l’équipe le regarde et le producteur fulmine : « What’s up Doc ? » lance t’il à son encontre. On charge Rémi le stagiaire de gérer l’affaire avec pour consigne principale de le foutre dehors. L’homme ne parle pas. Il distribue à tous des petits bouts de papier accompagnés de porte-clés munis d’un dauphin fluorescent. Sur le papier, il est inscrit que l’homme présente un handicape. Sourd et muet de naissance, il fait appel à la générosité des gens en attendant de trouver un emploi. Il semble inoffensif. On le laisse rester pour rire et on lui fait des grimaces pour le provoquer un peu. Lui, il ne rit pas.

Arrivé au niveau de LaBelle, il lui tend le petit papier. Elle ne le regarde pas et agite encore plus fébrilement son éventail tout en continuant de parler avec l’imprésario de la façon dont elle s’était occupée des enfants à Johannesburg. La découverte de l’orphelinat, cette vive émotion ressentie en accomplissant des choses par pure charité, dans l’amour du prochain. L’homme au maillot jaune retourne au berceau qu’il avait laissé près du portillon. Il en sort une boite de pastilles au miel qu’il propose au groupe. Personne n’en veut. Une nouvelle fois, il sort du berceau un paquet de Parisienne. Rémi en prend une par politesse mais ne l’allume pas. Au bout d’une trentaine de minutes, l’homme repart sans bruits en emportant le berceau. Rémi ferme le portail à clé et découvre la chaîne en or que l’homme a dû laisser tomber en partant. Il la met discrètement dans sa poche en s’assurant que personne ne l’ait vu.

_ « Mais qu’est-ce que c’était ? Qui était-il ? » questionne LaBelle en direction du journaliste en reposant l’éventail.

On lui ressert du thé sans piper mot. La diva contrariée sort alors de son sac Vutton en peau de serpent authentique, un Babybelle dans sa coque de cire et une grosse madeleine Sainte Michelle. Elle enfourne directement la madeleine dans sa bouche pour s’apaiser puis commence à ôter avec les ongles la paraffine rouge du petit fromage industriel. Elle le fout également dans sa bouche, ferme les yeux et fait figure de sage. L’interview peut reprendre.

 

 

Par Gloria Bracken le 20 juillet, 2013 dans Société
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16/07/2013

MinuteBuzz.it

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© Youssef Nabil

Et soudain on l’a vu tomber du pont du Rialto. Les quelques minutes ayant précédé la chute, il avait entonné des airs de Juan Gabriel avec une bouteille en plastique à la main renfermant du vin rouge acheté un peu plus tôt à l’Enoteca. « Non vale la pena, non vale la PENAAA, NON VALE LA P…. » que l’on avait entendu au loin. Il faisait de grands gestes en notre direction et riait de nous voir amoncelés en bas des marches, sur la fondamenta.  Je pense qu’il ne connaissait que le début du morceau ou qu’il était trop ivre pour s’en rappeler. Juste après la troisième répétition du refrain, il avait enjambé la balustrade du pont. Il avait parcouru mentalement la déchirure que fait l’eau dans ce décor de carton-pâte – un peu comme s’il cherchait à attendre un but imaginaire – puis il avait sauté.

La nuit, l’affluence des gondoles, vaporetti, bateaux-taxis et autres constructions humaines capables de flotter cesse partiellement et laisse place à l’agitation des mouettes rieuses. Évidemment, ce soir-là, dans notre bande, personne n’avait ri en entendant le son que fait le corps lorsqu’il perce la surface de l’eau pour y rester. Il faisait très humide et on ne voyait pas très bien à cause de l’éclairage partiel du pont et de l’obscurité environnante. Près de nous, tout un troupeau de gondoles broutait la mousse aquatique du quai en suivant le rythme des vagues. Elles déglutissaient en cœur et tiraient sur leur corde. Nous étions tous un peu bourrés alors la chute avait fait l’effet d’une sorte de stop motion à mesure que nous bâtions des paupières. Dans ce théâtre de la mort, on ne savait pas bien encore s’il fallait rire ou pleurer. Assurément, notre cerveau détenait déjà une certaine forme de vérité mais nous étions pour l’instant trop sidérés pour assimiler la scène. Certains d’entre nous, plus rapides, avaient poussé de petits cris stridents, d’autres avait étouffé leurs réactions avec une main, d’autres encore avaient fait un pas en avant ou levé un bras dans le vide comme pour le retenir. Je crois même me souvenir qu’une s’était évanouie et une autre amie avait tenté d’appeler sa mère pour communiquer l’information.

Autour de nous, on entendait les rumeurs des gens qui mangeaient encore à cette heure dans les restaurants. Ils étaient assis sur des terrasses en bois sur pilotis et disposaient d’une belle vue sur le pont. Ils échangeait la bouche pleine mais ne montraient aucune stupéfaction. Ils paraissaient n’avoir rien vu. Les cameriere jouaient des coudes et du plateau. Ils apportaient parfois de grands pichets remplis d’un liquide frais rouge-orangé. Les enfants s’amusaient à dépiauter les morceaux d’orange que les vieux leurs donnaient ou arrachaient directement la chair juteuse avec les dents. Les parents suçotaient des noyaux d’olives qu’ils recrachaient négligemment dans une main puis dans le cendrier. Notre horde avait beaucoup piétinée mais personne n’était allé voir de près si l’ami avait survécu. Au-dessus de nous, à travers le store vénitien d’un bâtiment qui extérieurement apparaissait être une Scuola ; on percevait le son grésillant d’une chaîne d’information en continu. Le présentateur semblait évoquer le crash meurtrier d’un avion sud-coréen. Il y avait beaucoup de morts et de blessés. Le type qui pilotait s’en était sorti mais pas l’équipage à bord. A moins que ce ne soit l’inverse ? L’accident avait eu lieu à San Francisco ou à Los Angeles. En définitive, une grosse ville de ce genre bien lointaine.

On entendit un grand bruit métallique, des lumières rouges qui nous parvenaient alternativement dans l’œil, une grande carcasse d’un éclat bien particulier nous arrivait droit dessus. Elle passa à notre niveau et nous vîmes qu’il s’agissait d’un simple remorqueur semblant ronronner de plaisir à l’idée de remonter le canal en sens inverse. Il passa sans s’arrêter.

Parmi nous, les mêmes qui s’étaient montrées plus tôt profondément choquées par l’événement, commencèrent à dégainer i-phones et appareils photos. On prit quelques clichés de l’eau avec ou sans flash. Quelques photos du Rialto et d’autres encore de nous, pour dire qu’on y était. On ramassa deux trois mégots qu’on s’amusa à faire retomber dans l’eau le plus loin possible. On dessina des silhouettes blanches au sol.  On écrivit de longues pensées avec des craies puis on décida qu’il était plus que temps de rentrer à l’hôtel pour pouvoir fermer l’œil. Le lendemain, nous avions un programme de visites très chargé.

Je laissai à mes pieds une bouteille de vin cuit sur le sol en signe de notre passage ici. Je pensais qu’éventuellement un clochard céleste pourrait s’en occuper durant la nuit. Je ne sais pas pourquoi, je me souviens avoir regardé un temps la surface de l’eau. Au loin, on entendait de jeunes italiens qui commençaient à se battre à la sortie d’un bar. Des badauds se pressaient car l’information avait pris comme un virus. Moi-même, j’avais une sorte de goût de sang dans la bouche. J’hésitais quelques minutes à me joindre à eux pour regarder mais les autres du groupe marchaient déjà d’un pas pressé à la lumière des lampes. Je les rejoignais en courant.

Par Gloria Bracken le 16 juillet, 2013 dans Société
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14/07/2013

Swimming poule

Swimming poule dans Le film du dimanche soir thedeepend4-240x300

starring Alex Rubio for Ford Models. Photography Jeremy James

Des vagues dans les cheveux, lunettes Chatel incrustées de perles, bikini blanc échancré, je sortais du swimming pool et me tenais tant bien que mal à l’échelle brûlante.

J’ai enfilé un peignoir blanc immaculé et regardé vers le bar. Il faisait un soleil de plomb, ma gorge était en feu. Impatiente, je guettais Kenny car je venais de me faire larguer par lui la nuit précédente. Au diable ce foutu pantin! J’étais désabusée mais ardente, belle à crever des cœurs à coups de talon Louboudin. Il me fallait tout de suite un verre.

Assise au bar, sur un tabouret en bois de roseau, je regardais machinalement vers le sol et m’occupais avec la paille de mon mojito framboise. Je tentais d’attraper les derniers glaçons restés intacts au fond. Une ombre grandissante me dérangea soudain pendant que je m’exerçais.  Je vis des pieds soignés que je ne connaissais pas, une bonne longueur de jambe, un maillot fleuri, le bronzage impeccable, un buste imberbe mais athlétique, le type surfeur australien sans visage car on ne distingue que les dents éclatantes, c’était toi… Tu m’as vite dit que tu t’appelais Johnny.

J’ai tenté de passé la main dans tes cheveux, je n’y arrivais pas à cause du gel coiffant. Tu m’as proposé un tour de side-car et j’ai dit « non j’ai la mienne ! » Tu as pris mes cuissardes roses en main et tu as embrayé la conversation sur l’hôtel.

Tu sentais bon l’aqua kiss pacific et la menthe fraîche.

Depuis ce jour nous nous sommes plus quittés: Johnny & Barbie fo(nt)rever.

Voici une liste (non exhaustive) de films dont les réalisateurs ont choisi de mettre un coup de projecteur sur la piscine qu’on rêverait tous d’avoir dans son jardin l’été : un bassin avec ou sans débordements…

- La Piscine, un film français réalisé par Jacques Deray en 1969;

- Swimming pool, un film français de François Ozon en 2003;

- L’effrontée, un film réalisé par Claude Miller en 1985;

- Bathing beauty, un film musical réalisé par George Sydney en 1944;

- Deep end, réalisé par Jerzy Skolimowski et sorti en 1971;

- Naissance des pieuvres, film dramatique française réalisé par Céline Sciamma et sorti en 2007;

- Agua, film argentin réalisé par Veronica Chen en 2006;

- L’amie de mon ami, film de Rohmer en 1987;

- L’Odyssée de Pi, film d’aventure américain réalisé par Ang Lee en 2012 (Pi a été nommé en hommage à la piscine Molitor);

- Mélodie en sous-sol, la scène finale du film réalisé par Henri Verneuil en 1962;

- Lost in translation (2003), Somewhere (2010) ou Virgin Suicides (1999), films de Sofia Coppola;

- Scoop, de Woody Allen en 2006;

- Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet en 2001…

 

 

Par Gloria Bracken le 14 juillet, 2013 dans Le film du dimanche soir
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